Archives pour la catégorie Chroniques

#SP04 – Chroniques d’un avatar

Auteur : Jean-Benjamin Jouteur

Résumé : Il existe un passage reliant réel et virtuel. Des millions de « joueurs » l’empruntent chaque jour, sans problème. Leur quête, créer des personnages, les manipuler, les faire exister. Guerriers ou héros, ils sont inoffensifs, leur vérité se joue d’imaginaire. Coralie a traversé ce passage des centaines de fois. Chaque nouvelle expérience était plus intense, plus violente que la précédente. Le temps passé là-bas la rendait plus forte, plus inspirée. La « Elle » de là-bas lui était supérieure, prête à tout, capable de tout. Mais un jour, la porte est restée ouverte, le processus s’est inversé. Une tueuse psychopathe a emprunté le passage dans l’autre sens pour s’emparer de Coralie. Les mots, ici, là-bas, ont perdu leur sens. Engluée dans les débris d’un virtuel trop réel elle ne savait plus qui elle était, ni où elle était ! Elle doit maintenant retrouver la trouée afin de débusquer l’autre. Elle doit l’éliminer. Il est vital de renvoyer celle qu’elle ne saurait être.

Mon avis en général :

Il est actuellement impossible pour moi de dissocier l’histoire des personnages. Tout est trop lié pour cela.

Alors déjà, ce n’est pas, mais alors pas du tout, le genre de livre que je lis d’habitude ! Le paranormal-psychologique très peu pour moi… C’est beaucoup trop prenant et intense pour mon petit cœur sensible. En fait, je croyais que c’était thriller normal et j’avoue ne pas avoir eu la curiosité d’aller vérifier avant d’accepter, surtout que l’histoire m’attirait. Et comme je ne lis pas vraiment de thriller non plus mais que je voulais m’y mettre histoire de ne pas mourir bête, bah je me suis dit « pourquoi pas ? »

Je rassure tout de suite l’auteur, je ne vais pas expliquer ce « pourquoi pas », ne vous en faites pas, tout simplement parce que j’ai adoré ! Bon la fin est trop intense pour moi et honnêtement, si vous faites une suite et bah… je ne la lirai pas ! Je sens que je vais en faire des cauchemars. Bref, très réussit sur le côté psychologique ! Et comme le paranormal me fait flipper en général et bah très réussit de ce côté là aussi !

Je dois dire que le style mêle vraiment bien les choses, tant et si bien que parfois je me demandais si la fille n’était vraiment que psychotique… J’ai frissonné tout du long, je me suis faites happer par cet univers et, j’avoue, par l’univers de Tower… d’un côté j’ai très envie de voir ce film (je ne sais pas s’il existe) et de l’autre pas du tout ! (C’est d’ailleurs pour ça que je n’ai pas vérifié, mon côté raisonnable me recommande de ne pas chercher à faire peur à ma frousse naturelle).

Je ne sais pas si ce qui me fait le plus peur c’est que c’est une fiction… ou quelle est inspirée de choses réelles ! (maladies, crimes, etc… pas des histoires vraies mais qui pourraient exister)

En bref : L’histoire est vraiment très bien, les personnages à la fois attachants et repoussants ; bref tout est fait de main de maître ! Petit soucis au niveau de l’impression je crois dans mon édition ceci dit, ce qui fait qu’il me manque des fins de phrases et quelques mots… Mais je vais le signaler à l’auteur précisément (je n’ai pas oublié mes post-it cette fois pour marquer les endroits, héhé) comme ça ce sera sans doute corrigé dans les versions suivantes ! Si ce n’est déjà fait.

Enfin, je présente toutes mes excuses à l’auteur parce que n’ayant pas l’habitude de tels récits et étant une peureuse née, je ne suis pas vraiment le meilleur des publics pour son livre… Mais je le recommanderai à tous mes amis qui aiment ce genre de livres ! J’espère que vous n’êtes pas trop déçu en tous cas….

Petite Plume
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#SP03 Le voyage de Kirikoustra

Auteur : Kirikoustra

Résumé : L’auteur à créé Kirikoustra, personnage fabuleux qui fait le lien entre passé et présent : en effet, ce fin conteur explore la mythologie avec beaucoup de sagesse et revient régulièrement dans le présent pour nous en donner sa vision à travers des témoignages du quotidien. Inaugure-t-il un style littéraire nouveau dans cet ouvrage qui parle de l’humain ? Ci-dessus une appréciation laissé par une lectrice de Kirikoustra. Je me permets donc de la reprendre et d’en faire le synopsis de l’ouvrage. Sûrement me direz-vous que cela n’est point un synopsis, mais Kirikoustra est bien de ceux qui se refusent à être enfermés dans toutes ces cases.

Mon avis en général :

Pour cette fois, impossible de dissocier personnages et histoire ! Déjà parce qu’il n’y a que deux personnages. Ensuite parce que l’histoire est assez perturbante pour mon esprit rangé !

Globalement c’est un récit agréable à lire… tant que n’essaie pas d’y chercher un sens profond ! Et pourtant, l’ouvrage prend tout son sens dès qu’on lui en trouve un ! Paradoxale non ? Raconté à la fois à la première et à la troisième personne, le récit jongle entre le point de vue de Kirikoustra et celui de Plume en passant par celui d’un narrateur dont je n’ai jamais réussi à déterminer si c’était un narrateur autre ou Plume.

Le voyage de Kirikoustra c’est cela précisément : un voyage. On part à la recherche d’une sorte d’entité avec Kirikoustra dès le départ, sans que l’on sache que l’on est déjà parti. Tout le récit tourne autour de ce genre de paradoxes et d’effet de staticité pendant la mobilité. Houla, je parle bien moi…

Le plus perturbant c’est de ne pas savoir si l’auteur et le narrateur sont une seule et même personne. Un coup on se dit que oui puisque l’auteur est Kirikoustra et le personnage principal s’appelle Kirikoustra. Un coup on se dit nom puisque Plume raconte aussi. C’est extrêmement perturbant.

Je ne sais toujours pas comment classer ce récit. Donc Monsieur l’auteur, mission accomplie !

Petite Plume

#SP02 Cornwand, Léa et Paterson

Auteure : Sylviane Blin

Résumé :

En apparence, Léa est une adolescente comme les autres. Mais les apparences sont souvent trompeuses. En effet, depuis quelque temps, la jeune fille se doute bien qu’elle est différente de ses camarades, sans savoir expliquer cette différence ni pouvoir en parler à quiconque. Alors elle ne partage ce lourd secret qu’avec son chat, Paterson… Jusqu’à l’été de ses 15 ans, au cours duquel elle passe ses vacances chez sa grand-mère, Wenny, qui lève une partie du mystère. Oui, Léa est différente. Oui, elle est dotée de fabuleux pouvoirs. Et, oui, elle vient du monde fantastique de Cornwand. À peine Léa a-t-elle eu le temps de se faire à cette idée qu’elle est précisément envoyée en mission sur la terre de ses origines, menacée par un danger de destruction imminent. Fragon Kyrius, le mage noir, assoiffé de vengeance, a juré la perte de cette paisible contrée et de tous ses habitants. Mais de quoi veut-il se venger ? Et pour quelle raison cherche-t-il particulièrement à faire périr Léa ? Risquant leur vie à chaque instant, et bravant sortilèges, monstres et démons, Léa et Paterson se jettent dans l’aventure pour obtenir les réponses à leurs questions et sauver Cornwand. Cependant, toute vérité est-elle bonne à découvrir ?

À travers ce roman d’aventure ébouriffant, Sylviane Blin trace le parcours initiatique d’une jeune fille en quête d’identité et désireuse de trouver sa place dans le monde, comme tous les gens de son âge.

Mon avis sur :

L’histoire : J’ai positivement absolument adoré l’histoire ! Il y a un certain suspens, malgré plusieurs choses assez attendue, et des péripéties originales dans une quête à l’ancienne : récupérer un objet en passant plusieurs épreuves pour sauver le monde. Le tout est saupoudré d’un nombre de questions qui diminue petit à petit au fur et à mesure de l’histoire mais assez tard pour qu’on attende les révélations. Celles-ci sont données de façon plutôt virtuose et celle qui arrive à la fin est juste… OoO <– c’était ma réaction en refermant le livre. Comme d’habitude je ne peux pas trop m’étendre sur l’histoire elle-même parce que je suis une spoileuse patentée 😉

Les personnages : j’ai un peu plus de choses à dire à ce niveau. Déjà il n’y a pas énormément de personnages ce qui fait qu’on s’y retrouve bien – même si parfois il faut un petit effort du fait du « temps » entre le moment où on rencontre pour la première fois un personnage et le moment où il entre vraiment en scène avec un rôle à jouer.

Ensuite, je trouve que certains traits des personnages sont un peu exagérés et qu’ils ont tous un peu trop de sautes d’humeur pour que ce soit réaliste, sans que cela ne soit absolument dérangeant. Peut-être pour le prochain tome faudrait-il les faire évoluer vers un caractère un peu plus posé sans que ça ne les modifie à l’extrême ? Bon, ce n’est qu’une suggestion et franchement, les laisser comme ils sont n’empêchera pas que le livre soit de qualité !

En bref : Une excellente lecture que je recommande, surtout aux adolescents qui aiment lire des choses sans prise de tête, et à ceux qui n’aiment pas lire et qui veulent commencer par quelque chose d’assez léger qui reste sérieux et bien écrit. Bref, j’adore !

Petite Plume

P.S. J’espère que cette chronique convient c’est la première que je fais pour Simplement 😉

#23 Petit Pays

Auteur : Gaël Faye

Résumé : Avant, Gabriel faisait les quatre cents coups avec ses copains dans leur coin de paradis. Et puis l’harmonie familiale s’est disloquée en même  temps que son « petit pays », le Burundi, ce  bout d’Afrique brutalement malmené par l’Histoire. plus tard, Gabriel fait revivre un monde à jamais perdu. Les battements de cœur et les souffles coupés, les pensées profondes et les rires déployés, le parfum de citronnelle, les termites les jours d’orage, les jacarandas en fleur… L’enfance, son infinie douceur, ses douleurs qui ne nous quittent jamais.

Mon avis en général : Encore un livre que j’ai beaucoup aimé. En fait, des trois que je devais lire sur l’enfance en guerre (Le Sentier des nids d’araignée et Être sans destin étaient les autres), c’est celui que j’ai préféré. On trouve une certaine candeur dans le personnage de Gabriel qui est persuadé que son monde parfait ne peut pas changer. Alors quand ce monde commence à évoluer, d’abord avec la séparation de ses parents, puis avec la guerre entre Hutus et Tutsis, il s’y oppose farouchement…en lui-même ! Après tout, que peux bien faire un gosse contre tout ça ? Mais ce que j’ai surtout aimé c’est qu’au moment où il se sent abandonné de tous, il se trouve soudain une amie qu’il avait ignorée jusque-là – et même embêtée – et cette amie lui ouvre un autre monde : celui de la littérature. C’est vraiment intéressant et émouvant de voir ses sentiments face à tous ces mondes, sa conscience littéraire qui s’éveille…

Ceci dit, ça reste un récit très triste qui m’a bouleversée également. Ce n’est jamais facile de voir un enfant souffrir, mais voir une enfance pulvérisée de la sorte – dans les trois livres d’ailleurs – ça fait vraiment mal au cœur.

En bref : Ce n’est toujours pas un coup de cœur même si je suis marquée au fer rouge par cette lecture. Ça me fait vraiment plaisir de voir que la grande littérature n’est pas morte et qu’on trouve encore d’aussi poignants témoignages des erreurs des hommes, témoignages qui nous font réfléchir sur nos propres erreurs et sur notre chance incommensurable de vivre aujourd’hui dans un pays en paix.

Petite Plume

#22 Être sans destin

Auteur : Imre Kertész (hongrois)

Résumé : De son arrestation, à Budapest, à la libération du camp, un adolescent a vécu le cauchemar d’un temps arrêté et répétitif, victime tant de l’horreur concentrationnaire que de l’instinct de survie qui lui fit composer avec l’inacceptable. Parole inaudible avant que ce livre ne vienne la proférer dans toute sa force et ne pose la question de savoir ce qu’il advient de l’humanité de l’homme quand il est privé de tout destin. Cette oeuvre dont l’élaboration a requis un inimaginable travail de distanciation et de mémoire dérangera tout autant ceux qui refusent encore de voir en face le fonctionnement du totalitarisme que ceux qui entretiennent le mythe d’un univers concentrationnaire manichéen.

Un livre à placer à côté de Si c’est un homme de Primo Levi.

Mon avis en général :

Cette histoire est juste hallucinante. Quand on voit le déroulement de la Seconde Guerre mondiale en histoire, on a vaguement l’impression que non seulement ça se passe très vite mais que en plus c’était une évidence pour tous ceux qui étaient en camp de concentration que c’était inhumain et horrible. Ce livre m’a totalement fait changer de point de vue. Bien sûr, aujourd’hui on croit tout à fait les horreurs qui s’y sont déroulées grâce à des livres comme celui-ci ou Si c’est un homme ou encore des témoignages. Mais j’avoue qu’il ne m’était jamais venu à l’esprit qu’on puisse accepter d’être traité comme ça et limite trouver ça normal. Et c’est ce que l’auteur arrive à montrer à travers l’histoire de cet adolescent. Au début je ne comprenais pas comment il pouvait accepter que ses compagnons se soient fais gazer, de travailler aussi dur dans d’aussi mauvaises conditions. Mais vers la fin du livre, l’adolescent parle à un journaliste et lui explique pourquoi il a accepté tout ça. Et comme j’avais tout le livre en tête encore à ce moment là, et bah j’ai compris.

En bref : Un récit tout à fait bouleversant, autant émotionnellement parlant que dans les représentations que l’on a de certaines choses de la Seconde Guerre mondiale. Mais ça reste assez dur à lire donc il faut avoir l’esprit bien accroché !

Petite Plume

#21 Le sentier des nids d’araignée

Auteur : Italo Calvino

Résumé : Nous sommes en Italie en pleine Seconde Guerre mondiale. Pin n’est qu’un enfant mais ses seuls copains sont des adultes : les habitués du café du coin d’une petite ville côtière. S’il aime se moquer d’eux, leur chanter des chansons, il n’irait jamais leur confier son secret : l’endroit où les araignées pondent leurs oeufs. Le vol d’un révolver allemand le conduira dans les brigades garibaldiennes. Et s’il y trouvait enfin un véritable ami ?

Mon avis sur :

L’histoire : J’ai trouvé l’histoire de Pin plutôt amusante, comme un rêve étrange que l’on fait et dont on garde une sorte de sourire mi-figue mi-raisin en se réveillant. Et en même temps j’ai eu vraiment pitié de ce petit garçon perdu aux milieu des grands et de la guerre, qui a déjà vu bien trop de choses pour son âge (je crois qu’il a à peine onze ans). Le fait que ce soit un enfant qui raconte la guerre lui donne un côté presque comique, en tous cas dédramatisé. Et en même temps, au fur et à mesure du récit on sent les blessures déjà causées par cette enfance qui n’en ait pas vraiment une, et on sent les blessures qui s’ouvrent petit à petit, la peur, les fanfaronnades pour la  cacher…

Les personnages : Dans un autre contexte,  Pin serait clairement un sale gosse. Du genre à qui on a envie de mettre une baffe et d’envoyer au lit sans dessert. Mais le contexte de la guerre, sa solitude et sa recherche désespérée d’un ami à qui montrer les nids d’araignée est touchante et on finit par se prendre d’affection pour ce gamin mal éduqué mais malheureux. Il faut dire que quand on est quasiment élevé par des hommes dans un café (plutôt un bar d’ailleurs) qui t’apprennent des chansons paillardes et qui sont plus intéressés par la guerre et les « tarifs » de ta sœur, ça n’aide pas à être un petit garçon gentil et bien élevé…

En bref : Malgré un début difficile, ce livre m’a  fait une forte impression et, sans être un coup de cœur, c’est clairement une lecture marquante, sérieuse et vraiment pas pour rire.

Petite Plume

#20 Le silence de Mélodie

Auteure : Sharon M. Draper

#Cyclamenthe vous en a déjà parlé mais je tenais à le faire aussi. Du coup ça va être un peu plus informel que d’habitude !

Suivre Mélodie, ses pensées, son quotidien, est vraiment une plongée dans l’émotion. C’est un rappel poignant que les personnes dites « handicapées », qu’elles aient des problèmes mentaux ou non, sont aussi des êtres humains, et qu’à ce titre on ne devrait jamais se permettre de les juger – ou plutôt d’avoir à leur encontre des préjugés, et encore moins du mépris ! Je trouve cela honteux de penser et d’agir comme si les personnes atteintes d’un handicap quelconque étaient stupides, n’avaient pas de sentiments ou ne comprenaient rien – même si certains handicapes limitent malheureusement les facultés. Ces personnes ont aussi le droit à la dignité et au respect que tout être humain entend recevoir. Tout est tellement stéréotypé autour d’eux que ça en devient gênant – gênant pour eux mais aussi pour tous ceux qui se disent « normaux ».

Etant moi-même atteinte d’une maladie chronique incurable (rien de grave et je ne tiens pas à m’étaler là-dessus), je comprends très bien nombre des problèmes soulevés dans ce livre (les nombreux rendez-vous médicaux, les examens, les médecins qui se croient tellement meilleurs que vous, l’impression d’avoir été jugé(e) sans même avoir été convié(e) au procès et sans savoir ce que vous aviez fait de « mal », etc.) et j’ai été profondément touchée de voir tout ça et bien plus réuni dans ce livre sans aucune autre prétention que celle de raconter la vie d’une petite fille comme les autres malgré tout.

Pour conclure, je dirai simplement ceci : face à nos « petits » problèmes, restons optimistes et cessons de nous plaindre. Il y a bien pire situation dans la vie.

Ah ! Et c’est un coup de cœur, bien évidemment 😉

PetitePlume

#19 Central Park

Auteur : Guillaume Musso

Résumé : Alice et Gabriel n’ont aucun souvenir de la nuit dernière … pourtant, ils ne sont pas près de l’oublier.

New York, 8 heures du matin. Alice, jeune flic parisienne, et Gabriel, pianiste de jazz américain, se réveillent menottés l’un à l’autre sur un banc de Central Park. Ils ne se connaissent pas et n’ont aucun souvenir de leur rencontre. La veille au soir, Alice faisait la fête avec ses copines sur les Champs-Elysées tandis que Gabriel jouait au piano dans un club de Dublin. Impossible ? Et pourtant…

Mon avis sur :

Déjà, un petit mot sur l’écrivain : c’est le deuxième Musso que je lis et le deuxième que j’aime beaucoup. Pour autant, je trouve qu’il y a quand même une base similaire… Est-ce comme ça pour tout ses livres ? Bref.

L’histoire : J’ai beaucoup aimé cette enquête policière sur fond de suspens. Ça a aussi le mérite de faire réfléchir une peu sur (attention, léger spoiler désolée) les maladies précoces et la violence – sans parler du dépaysement total ! Ah, New York… Le rêve Américain… Et la fin est absolument surprenante ! Je dirais même carrément hallucinante !

Les personnages : Je ne peux pas trop en dire sans révéler une grande partie de l’histoire, même involontairement, qui tourne principalement autour de leur psychologie. Ce sont des personnages auxquels on s’attache très vite, même si on fini par suspecter tout le monde de tout !

En bref : Entre révélations inattendus, trahisons et grandes découvertes, c’est un roman assez palpitant qui nous emporte ailleurs.

#18 Skryta’lian tome 1, Les témoins de l’Ombre

Auteure : Stéphanie Bellamy

Résumé : Le chaos règne sur Terre, semant la famine et des épidémies. La Triade est désormais le seul refuge face à cette anarchie : trois pays forment un bloc, protégeant ce qui reste de la  civilisation. Toutefois, cette paix demeure vulnérable.

Alors qu’un conflit politique jaillit, soulevant lentement la population, une troublante vérité éclate : l’Homme n’est pas le seul à avoir percé afin de devenir l’espèce dominante. Des êtres immémoriaux décident de refaire surface. Blessé par le Mal causé par les humains au fil des siècles, ce peuple vivant dans l’ombre se lève contre les prédateurs que sont devenus les mortels. Vengeant la Terre, il désire la rendre à elle-même, panser ses plaies et reprendre un pouvoir si généreusement cédé.

Mon avis sur :

L’histoire : J’ai eu un peu de mal à rentrer dedans étant donné que je suis une maniaque de l’orthographe et qu’il restait un certain nombre de fautes… Ceci dit, une fois habituée (et rassurée par l’auteure qui m’a dit que tout avait été corrigé pour les versions suivantes de mon édition), la lecture est facile et les passages d’un point de vue à un autre, fluides. L’histoire en elle-même est juste géniale, j’ai vraiment adoré : il y a de l’originalité, du suspens mais aussi des reprises de thèmes déjà connus qui sont faites avec une virtuosité certaine. Une fois entrée dedans je n’en suis pas ressortie ! L’histoire est prenante et j’ai vraiment hâte de découvrir la suite !

Les personnages : Comme pour beaucoup d’autres romans, j’ai beaucoup aimé le fait que les personnages ne soient pas parfaits. Ils ont des contrariétés, des défauts, un passé plus ou moins lourd voire des traumatisme et c’est vraiment appréciable parce que, même si j’adore les super héros super puissants et invincibles, un peu de normalité – d’humanité – bah ça fait du bien ! J’ai bien aimé le détail apporté à chaque personnage, ses psychoses, ses vices, ses vertus (oulah je parle bien) et leur profondeur assez relative. Mais je ne peux pas vous en parler plus avant sans tous vous spoiler ! Ce serait dommage…

En bref : Même s’il y a le problème de l’orthographe dans mon édition, Skryta’lian est un livre très agréable à lire et je le place sans hésiter dans mes coups de cœur ! J’ai vraiment adoré !

Petite Plume

Chronique 3 : La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert, Joël Dicker

01/06/2017

Auteur : Joël Dicker (Suisse)laveritesurlaffaire

Editions : Editions de Fallois (2014)

Genre : Contemporain, Thriller

Première publication : 2012

Nombre de pages : 857

Synopsis

À New York, au printemps 2008, lorsque l’Amérique bruisse des prémices de l’élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d’écrire le nouveau roman qu’il doit remettre à son éditeur d’ici quelques mois. Le délai est près d’expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d’université, Harry Quebert, l’un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison.
Convaincu de l’innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l’enquête s’enfonce et il fait l’objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d’écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s’est-il passé dans le New Hampshire à l’été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ?

Avis

Ma relation avec ce livre

Ce livre m’a été conseillé et prêté par une amie de la fac.

Ambiance générale et style de l’auteur

Autant le dire tout de suite, ce livre est un véritable coup de coeur !

En débutant cette lecture, je m’attendais à un bon livre policier. Mais en réalité, nous ne sommes pas seulement face à une intrigue policière mais également à une réflexion sur l’écriture. Le personnage principal, Marcus Goldman écrivain qui cherche à écrire son deuxième livre, ne cesse tout au long du roman de s’interroger sur la manière d’écrire un best-seller et sur le sens de l’écriture. Les chapitres avec l’intrigue sont entrecoupés de chapitre donnant des « règles » pour écrire un livre, ce qui ajoute alors une dimension métaromanesque très intéressante.

Mais, le roman lui-même fait une mise en abyme et montre l’écriture en train de se faire. En effet, les scènes et le « scénario » de l’enquête policière se réécrient et évoluent en fonction de la façon dont avançe l’intrigue et des différentes révélations.

J’ai également beaucoup apprécié l’enquête en elle-même qui est très bien tournée. Chaque chapitre (ou presque) se termine sur un cliffhangher, et je vous promet qu’on ne voit pas passer les 800 pages.

Ce livre m’a également plu par sa profondeur et ses références à d’autres oeuvres et notamment Lolita de Vladimir Nabokov ainsi que son point de vue critique sur le monde de l’édition. Cela permet au lecteur de chercher les intertextes (oui j’aime bien faire ça… ^^) et de le faire un peu réflechir (est-ce que cette critique du monde de l’édition est légitime?).

Intrigue

Nous sommes face à un rythme soutenu, à de multiples histoires . Il y a un jeu sur la polyphonie et les différents point de vue des personnages. L’intrigue n’est pas linéaire et faite d’ellipses et de flash-back. Et Marcus Goldman doit sans cesse jongler entre fouiller dans le passé et lutter au présent, entre découvrir la vérité sur l’affaire Harry Québert et trouver qui est l’auteur des menaces qu’il reçoit.

Personnages

Marcus Goldman est un écrivain confronté au problème de la page blanche qui doit écrire un deuxième livre pour satisfaire le contrat de son éditeur. Ce personnage est vraiment attachant dans sa quête de vérité, son amitié pour Harry ainsi que dans son désarroi face à son manque d’inspiration.

Mais Marcus n’est pas le seul personnage attachant, et selon moi tous les personnages (à deux exceptions près), gentils comme méchants sont à un moment ou à un autre attachant.

En deux mots…

Une lecture coup de coeur !

Un roman policier qui a su trouver un équilibre entre intrigue trépidante et réflexion profonde.

Citations :

 » -Et comment sait-on que l’on est écrivain Harry ?

– Personne ne sait qu’il est écrivain. Ce sont les autres qui le lui disent. »

Ma note :

19/20

#Cyclamenthe